Parole de Rémi

Écrit par Super Utilisateur. Publié dans Paroles de résidents

Je viens de la région du Puy en Velay. Mes parents sont agriculteurs et tiennent une ferme auberge. J’ai moi-même un bac agricole ainsi qu’un diplôme de charpentier. Je travaillais à la ferme et c'est vers mes 22 ans, qu'il y a eu un clash familial qui m'a poussé à quitter la maison.

 J’ai vécu alors de nombreux petits boulots et ai commencé à avoir de mauvaises fréquentations qui m’ont entraînées à consommer des drogues. J’ai fini par devenir dépendant de l’héroïne ; j’en consommais et j’en vendais, aussi j’ai fini en prison.

C’est en prison que j’ai pris conscience que j’avais besoin de soins, d’être aidé pour sortir de cet engrenage ; qu’il fallait que je suive un programme de post cure. La prison en ce sens ne m’apportait rien de constructif.

J’ai connu la maison des collines, par une amie de la famille, psychothérapeute chrétienne. Elle venait me visiter en prison et cherchait avec moi différentes portes de sorties. En 2010, elle m’a fait visiter la maison d’accueil, sans que j’y porte un très grand intérêt à l’époque.

Le hasard a voulu que 4 ans plus tard, on se rencontre à nouveau, je venais d’être mis à la porte d’un centre de post cure et me trouvais sans rien. C’est elle qui a pris contact avec Christian pour voir s’il y avait une place pour moi.

Ça fait donc quinze jours que je suis là. Le cadre me plait beaucoup, et ce qui m’a intéressé dans le programme, c’est la culture du safran. Après les activités courantes de la journée, j’ai besoin de me trouver d’autres choses à faire, plus physiques, en extérieur, comme le débroussaillage, faire des clôtures etc…

 

L‘idéal est que je trouve un travail dans le coin. La maison des collines serait pour moi l’endroit sécurisant où je peux me retrouver, instaurer des bases, me construire des barrières et prendre le temps ici de les consolider pour qu’elles fassent partie de moi quand je partirai.